Retrouvez-nous sur Google+


Jean-Pierre FAUCHER
 

La race de la vache Limousine - 18/08/2003

La race limousine s'est donc petit à petit construit un destin national et international. Bien sûr, le marché et le consommateur français ne sont pas comparables à leurs homologues américains ou même européens. Chacun a et conservera ses spécificités.

Mais le dénominateur commun, ce sera la structure de cette viande, la finesse de sa fibre. En 1830, une vache limousine moyenne pesait 350 kg, elle en pèse désormais pratiquement le double, demain peut-être 800 kg ... mais la fibre musculaire, sa qualité intrinsèque, est la même. Les échanges commerciaux porteront à l'avenir sur des génétiques nouvelles mais le grand challenge de la race limousine, c'est de fournir les marchés de viande "haut de gamme", quels qu'ils soient !


Crédits : millevaches

Et les comparaisons, en toute "transparence", ne lui font pas peur ! Elle a remporté des tests de dégustation en "aveugle" à Chicago, comme à Sydney .... sans oublier Paris, où elle a brillamment triomphé lors des deux éditions du Concours Qualité, organisées en 1991 et 1992 par les professionnels (Fédérations de la Boucherie de Paris et d'Ile-de-France) dans le cadre du Concours Général Agricole, manifestation non renouvelée depuis ... faute de "combattants" !

Dès lors, il était logique que les éleveurs cherchent à "protéger" leur produit en organisant collectivement leur offre, puis en développant des "marques" de production via des filières identifiées et authentifiées. Dans ce contexte, l'obtention en 1989 d'un Label Rouge de race, communiquant sous l'enseigne générique "Blason Prestige", donne un réel "statut" à la viande limousine.