Morphologie générale des échinides.
On reconnaît deux grandes subdivisions parmi les échinides :

© Photo : Philippe Mespoulhé
les échinidés réguliers radiairement symétriques (oursins "globuleux")
les échinidés irréguliers(oursins-coeur et les oursins plats) qui sont des espèces fouisseuses. Un rappel très succinct du vocabulaire spécifique utilisé pour décrire les échinides est souhaitable pour garder à l'esprit l'aspect original de ces animaux. La diversité de la forme chez les échinides s'accompagne cependant d'une relative constance de l'organisation générale.

Caractéristiques morphologiques © Dessin Philippe Mespoulhé

© Photo : Philippe Mespoulhé
Le périprocte, à l'autre extrémité du tube digestif, est également recouvert d'une membrane et par des petites plaques calcaires.Chez les échinides irréguliers, il a migré hors de l'apex, et se retrouve en région postérieure du test.

© Dessin Philippe Mespoulhé
La surface du test d'un oursin est couverte d'une multitude de tubercules et de granules sur lesquels s'articulent les radioles, les pédicellaires et les sphéridies. L'ensemble constituant la vestiture.
Chaque plaque, ambulacraire ou interambulacraire, jouxte ses voisines au niveau de sutures. Les sutures méridiennes qui marquent la limite entre les plaques des deux rangées des ambulacres sont les sutures perradiales. Celles qui bordent ambulacres et interambulacres sont dites adradiales et celles qui sont internes aux interambulacres interradiales. Les sutures transversales sont désignées par référence à l'apex ou au péristome: sutures adapicales et adorales.
L'orientation du test et la désignation des plaques se conforment aux règles de la nomenclature établie par Loven (1874) et qui sont universellement utilisées. Un oursin irrégulier posé sur sa face orale est orienté selon un axe antéro-postérieur qui coïncide avec sa position vitale. Par cet axe passe un plan vertical de symétrie, dit plan de Loven, où se trouve l'apex, le péristome et le périprocte, qui sert de référence pour numéroter les zones du test. En vue apicale, les ambulacres sont numérotés de I à V (en chiffres romains), et les interambulacres sont notés de 1 à 5 ( en chiffres arabes) dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, le plan de Loven passant par les zones III et 5.
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