
Epeire mâle © Photo Philippe Mespoulhé
En début d'année, un mâle petit et, reconnaissable à ses stylets copulateurs (organes de reproduction), féconde la grosse femelle. Stratégiquement, il profite de moments d'inattention de celle-ci, notamment quand elle mange, pour ne pas être consommé comme une proie ordinaire…

Femelle epeire © Photo Philippe Mespoulhé
La femelle pond en avril-mai une centaine d'oeufs rosés enveloppés dans un cocon de soie jaune. Plusieurs pontes ont lieu au cours d'une même saison. A la naissance, les jeunes araignées ressemblent aux adultes et grandissent par mues successives comme le font tous les arthropodes.

Cocon d'epeire © Photo Philippe Mespoulhé
Rapidement, elles sécrètent un long fil de soie qui permettra au vent de les disséminer et ainsi de permettre à l'espèce de coloniser de nouveaux milieux.

Libération des bébés - © Photo Philippe Mespoulhé
NB : Au pourtour de la toile, se trouvent d'autres araignées de quelques millimètres de longueur qui vivent au “crochets” de notre araignée des jardins, se contentant des reliquats de repas. Curieusement, ces opportunistes ne sont pas mangées par leur hôte.

La liberté ! - © Photo Philippe Mespoulhé
En guise de conclusion
Victimes de phobie ancestrale, les araignées sont souvent tuées sans considération alors qu'elles sont de redoutables prédateurs d'insectes, souvent nuisibles pour l'Homme.
Issues d'une longue et ancienne lignée évolutive, les araignées font partie intégrante des relations biologiques à la base de l'équilibre de nos écosystèmes.
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