La quasi-totalité de l’énergie disponible chez les êtres vivants provient du soleil. Ce sont les algues et les plantes pourvus de chlorophylle qui sont capables de fabriquer directement des molécules organiques complexes à partir de l’eau et du gaz carbonique.

D’autres organismes tels les animaux ne possèdent pas de chlorophylle et n’ont d’autres sources d’énergie que les êtres vivants qui en possèdent. Ce principe simple est à la base de ce que l’on appelle des réseaux alimentaires dans lesquels on distingue les producteurs capables de capter l’énergie solaire et les consommateurs qui se transmettent cette énergie grâce à la prédation et éventuellement au parasitisme.

Les mollusques sont fondamentalement des consommateurs qui broûtent des végétaux chlorophylliens ou bien qui dévorent des organismes qui se sont eux-mêmes nourris de végétaux chlorophylliens.

Les mollusques sont tout naturellement des proies possibles pour toutes sortes d’animaux. Parmi les prédateurs des mollusques les plus fréquemment signalés on peut citer : en milieu marin les crustacés et les poissons sans oublier certaines espèces de mollusques qui sont elles-mêmes prédatrices ; dans les eaux douces, les insectes aquatiques à l’état larvaire ou adulte ainsi que divers autres invertébrés et certains vertébrés comme les poissons ; en milieu terrestre, les oiseaux et les mammifères, hommes compris.

Au cours de l’évolution, la sélection naturelle a pourvu les organismes susceptibles d’être « mangés » de toutes sortes d’adaptations qui vont de la course rapide aux carapaces les plus épaisses. Le monde des mollusques marins gastéropodes et bivalves fournit un échantillonnage étonnant des stratégies retenues par la sélection chez les animaux incapables de déplacements rapides. Nous illustrerons ces stratégies en distinguant la protection par la morphologie de la coquille, la protection par le camouflage et la protection par ce que nous appelons l’exhibitionnisme.
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