« C'est une triste chose de songer que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas » écrivait Victor Hugo en 1870. Un peu moins d’un siècle plus tard, en 1960, naissait une discipline nommée la « bionique », marquant officiellement l’intérêt des scientifiques pour les innombrables astuces découvertes par les systèmes vivants au cours de leur évolution.

Définition et origine du mot bionique
Le terme vient de la contraction de « biologie et technique » ou « biologie et électronique ». Elle recouvre des réalisations très diverses, allant de l’imitation d’une texture, d’un mécanisme ou du comportement d’un système vivant jusqu’à l’intégration d’artificiel dans du vivant ou de vivant dans de l’artificiel.
La bionique : passé et présent
Cette démarche « biomimétique » ou « bioinspirée » - selon que l’on copie du plus près ou d’assez loin les structures ou mécanismes du vivant – n’est pas récente, puisqu’on en découvre des traces dès l’Antiquité. Cependant l’essor de technologies nouvelles comme les nanotechnologies et l’informatique a permis d’étendre ces investigations dans ce que la nature a de plus complexe, sa structure intime au-delà du milliardième de mètre et ses méthodes d’autoconstruction et d’autorégulation.
Aujourd’hui le terme bionique est tombé un peu en désuétude auprès du grand public, alors que dans la plupart des pays développés - la France étant l’une des exceptions - on constate un regain des recherches scientifiques en la matière. En ces temps en effet où l’Homme exerce un ascendant de plus en plus pesant sur notre planète, il découvre de plus en plus que les systèmes vivants qui s’y épanouissent peuvent lui fournir de précieuses solutions pour utiliser et économiser de l’énergie, pour s’adapter à un monde toujours changeant et parfois menaçant, ou pour pallier certains handicaps.
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