Si les robots peuvent être autonomes dans leur apprentissage, il reste le problème de l'autonomie énergétique. Autre problématique dans l'évolution des robots : leur polyvalence.

Le problème de l'autonomie énergétique
Copier la nature en ce qu'elle a créé de mieux pour la locomotion, la perception et l'adaptation est certainement utile pour que des robots se comportent de façon autonome. Toutefois, une composante essentielle de la vie a longtemps été négligée par les roboticiens : l'autonomie énergétique. Aujourd'hui, les robots les plus perfectionnés, tel l'androïde Sony Dream Robot- 4X (SDR-4X) ou le chien Aibo, ont une autonomie qui ne dépasse pas quelques heures. Pour lever cette difficulté, des roboticiens américains et anglais ont construit des animats qui convertissent en électricité l'énergie produite par la digestion de sucres ou même de… limaces. Aujourd'hui, les roboticiens sont arrivés à développer cette autonomie, même si elle reste une question délicate.

Vers des robots polyvalents
Les roboticiens ont également mis au point des animats polyvalents. En effet, les anciens robots étaient le plus souvent spécialisés dans une tâche particulière, alors qu'un robot réellement adaptatif doit être capable d'enchaîner des comportements variés – s'orienter dans un environnement nouveau, se déplacer, exécuter une tâche, revenir se recharger, éviter les obstacles, exécuter une autre tâche, etc.).
C'est le projet majeur de l'AnimatLab, nommé Psikharpax, un « rat artificiel », c'est-à-dire un robot dont les fonctionnalités sont inspirées le plus possible du rat, animal hautement adaptatif et dont beaucoup de structures anatomiques et nerveuses ont l'avantage d'être connues des biologistes. Il présente un système de navigation intégré à un système lui permettant d'enchaîner ses actions, ce qui lui confère des capacités polyvalentes encore non implantées dans un robot. Ces deux systèmes sont fortement inspirés de ceux mis en évidence chez le rat, ce qui permettra aussi aux biologistes de vérifier que les conséquences comportementales des structures nerveuses sont bien celles auxquelles ils s'attendaient.

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