Dans la conception des animats, les capteurs d'invention purement humaine, tels les télémètres lasers, ont peu à peu été remplacés par des dispositifs inspirés des organes sensoriels des animaux.

Le robot et la vision de la mouche
Par exemple, au sein du laboratoire mouvement et perception du CNRS, à Marseille, Nicolas Franceschini équipe des robots volants de systèmes visuels dérivés de l'œil à facettes de la mouche. Ces robots utilisent le flux visuel, c'est-à-dire la vitesse de défilement de l'image des obstacles sur la rétine, pour éviter les obstacles et atterrir.

Le déplacement animal
Les systèmes de locomotion naturels inspirent aussi les roboticiens. Aujourd'hui, les machines constituent tout un bestiaire : elles empruntent leur mode de déplacement aux arthropodes, aux reptiles, aux amphibiens… Pris parmi d'autres, un robot grimpe aux murs en utilisant de très nombreux microcils adhésifs, à la façon de ceux qui équipent les extrémités des pattes du gecko. Brachiator, un robot de l'Université de Nagoya, au Japon, imite le mode de déplacement de branche en branche du gibbon. Ce robot-singe apprend à coordonner ses mouvements afin de se balancer, de lâcher d'une main le barreau d'une échelle horizontale et d'attraper de l'autre main un barreau situé un peu plus loin. Il utilise son système visuel pour apprécier la distance à franchir et le balancement à effectuer.

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