Des milliers d’espèces animales émettent de la lumière : vers luisants, lucioles, crustacés, méduses, poissons, etc. En revanche, peu d’espèces végétales le font (certains champignons).

Il s’agit de bioluminescence – et non pas de phosphorescence, comme on le voit souvent écrit –, c’est-à-dire une émission accompagnant une réaction biochimique. Ce phénomène est donc tout à fait analogue à la chimiluminescence mais la réaction est produite par un organisme vivant. La réaction en question est l’oxydation d’une molécule appelée luciférine en présence d’une enzyme, la luciférase, tenant le rôle de catalyseur. Luciférine et luciférase diffèrent selon les espèces, tout comme la couleur émise, qui va du bleu au rouge selon les animaux.

C’est surtout dans le monde marin qu’on trouve une grande variété d’animaux lumineux. Dans les abysses, là où la lumière du soleil ne parvient pas, au moins 80 % des espèces sont bioluminescentes. La bioluminescence joue divers rôles : communiquer avec les congénères, tromper ou effrayer les prédateurs, se camoufler, etc. Nous sommes loin d’avoir compris toute la subtilité de ces rôles.

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