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Dopage : la traque aux molécules dopantes - 24/01/2013

Carte blanche à : Jean-Luc Veuthey
Vice-Recteur de l’Université de Genève

Afin d’asseoir et d’appliquer la législation sur le dopage, il était nécessaire de développer la connaissance des produits et de pouvoir les détecter, mais aussi de déceler les molécules issues de leurs transformations dans l’organisme, ce que l’on appelle les métabolites.

Pour faire face aux pratiques de dopage qui ne cessent d’évoluer, les laboratoires ont besoin de méthodes d’analyse séparative et de détection de plus en plus performantes et donc plus coûteuses, et de personnel de plus en plus compétent.

Dans des laboratoires à la pointe de la recherche scientifique et technologique, les experts traquent le dopage.
Dans des laboratoires à la pointe de la recherche scientifique et technologique, les experts traquent le dopage. © DR

Les responsabilités de l’Ama sont larges et touchent non seulement la législation, mais aussi les domaines de la recherche scientifique et de la médecine ; elle accrédite des laboratoires antidopage hautement spécialisés et accorde des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques. Il n’existe que quelques laboratoires antidopage dans le monde : à Châtenay-Malabry en France, à Barcelone, à Cologne, à Lausanne… tous agréés par l’Ama. Ce sont des laboratoires utilisant les techniques les plus sensibles et les plus spécialisées, mises au point pour l’analyse chimique.