Le budget le plus important d’un dispositif de récupération des eaux de pluie est celui consacré à l’achat de la cuve d'eau de pluie. Les fabricants sont nombreux et le choix très varié. Alors, pour cibler vos besoins, déterminez tout d’abord à quoi vous destinez cette eau tombée du ciel : usages extérieurs (arrosage du jardin, des plantes…), utilisation domestique (wc, lave-linge, salle de bains…), eau potable, ou les trois à la fois. Il est évident que le coût,les contraintes et les modes de stockage diffèreront selon l’utilisation retenue.

Que l’usage soit extérieur ou intérieur, ce sont les mêmes cuves qui sont proposées à la vente. La différence réside dans les volumes et surtout les équipements. Par exemple, chez 2eaux, la cuve de 5 000 litres en polyéthylène (PE) coûte 3 000 euros HT (non posée) équipée pour le jardin (filtre, siphon de trop-plein, clapet, pompe électrique) et 4 300 euros HT équipée pour la maison (groupe hydrophore). Notez que, d’un point de vue réglementaire, si l’utilisation extérieure ne pose aucun problème les autorités sanitaires sont en revanche très réticentes à l’introduction de l’eau de pluie dans les logements.
Réticences des autorités sanitaires
Dans un avis émis en février dernier, le Conseil supérieur d’hygiène publique de France, autorité du ministère de la Santé compétente sur ce sujet, considère que « pour les usages alimentaires (boisson, préparation des aliments, lavage de la vaisselle) et les usages d’hygiène corporelle (lavabo, douche, bain, lavage du linge), l’utilisation d’une eau potable est obligatoire. La récupération et l'utilisation d'eau de pluie collectée en aval de toitures est acceptable pour des usages non alimentaires et non liés à l'hygiène corporelle, dès lors que ces usages n'impliquent pas de création d’un double réseau à l’intérieur des bâtiments ; c'est-à-dire via un système de collecte à l'extérieur des bâtiments et pour des usages extérieurs. » Utilisation d’eau potable obligatoire certes, mais l’interdiction d’employer l’eau de pluie n’est pas explicitement mentionnée. Notez qu’un système de double réseau ne s’improvise pas : il faut rendre impossible tout phénomène de retour d’eau pluviale dans le réseau d’eau potable. En cas de rupture de charge, un surpresseur avec disconnection doit donc venir s’interposer entre le réseau public et le réseau privé. Mieux vaut faire appel à un professionnel pour le montage.
Un arrêté est attendu concernant les normes de récupération des eaux pluviales. Pris en application de la loi sur l’eau de décembre 2006, il définira le montant du crédit d’impôt et les conditions d’application.
Ces dernières devraient permettre d’y voir plus clair dans ces eaux troubles.
Actualités |
Dossiers |
Glossaire |
Fonds d'écran |
Livres |