Le système poteaux-poutres, répandu en Allemagne et au Japon, fait écho à notre vénérable maison à colombages. Tradition d’ailleurs perpétuée en Normandie et en Alsace du sud, par exemple (voir torchis). Mais, avec le système poteaux-poutres, point de pièces tourmentées : les bois sont rigoureusement rectilignes et dimensionnés.

Le principe est celui de la structure porteuse, constituée de poteaux régulièrement espacés de 2,50 à 5 m. Reliés par des poutres de grande portée, ceux-ci forment une trame qui délimite de vastes volumes intérieurs et participe à l’esthétique du bâti.

Préparée en atelier, la structure se monte en quelques jours sur une dalle de fondation. Épaisses de 160 à 300 mm, les pièces peuvent être en bois massif, contrecollé, lamellé-collé… Autre option, le système breveté « Quadripil » qui propose des poteaux composites de plus forte section, remplis de béton.

- Le choix du remplissage : d'une parfaite stabilité, l’ossature reçoit les solives des planchers d’étages et les fermes de la charpente. Les murs extérieurs ne jouant pas de rôle porteur, toutes les options sont possibles. Ils peuvent être réalisés à la façon des ossatures bois (avec isolation intégrée), constitués de madriers empilés (attention à l’effet « stalag » pour les maisons basses), de maçonnerie traditionnelle… Il est facile d’inscrire entre les poteaux de larges baies vitrées qui donnent à l’ensemble une évidente modernité d’aspect. Les cloisonnements intérieurs dépendent du goût de chacun. Côté prix, le choix du bois massif peut entraîner un coût assez élevé compte tenu des dimensions des éléments de structure. Les performances thermiques obéissent aux spécifications de la RT 2005.
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