De nombreux matériaux sont employés depuis des millénaires. Parmi lesquels l’argile, le bois et la pierre, bien sûr, mais aussi les bétons et mortiers hydrauliques ce qui est moins connu. Les bâtisseurs de l’Antiquité les confectionnaient à partir de chaux grasse, de gypse, additionnés de brique pilée, de pouzzolane… de sang de bœuf.

L’apparition des liants artificiels (ciment Portland…) dans la première moitié du XIXe siècle, marque un changement radical dans les modes de construction.

Dans les années 1920, la filière minérale produit le bloc béton (appelé aussi aggloméré ou parpaing) et le béton cellulaire, plus léger. À la même époque, les dérivés du bois sont développés à l’échelle industrielle grâce à de nouvelles colles d’origine synthétique. Le progrès technologique profite également à la brique, qui s’allège en se creusant tout en améliorant ses qualités isolantes. La mouvance écologique remet à l’honneur les matières naturelles (bois, paille, terre crue…) et engendre le béton de chanvre. L’acier, enfin, dépasse le cadre de la charpenterie en maison individuelle et entame une carrière prometteuse sous forme d’ossatures de systèmes constructifs à basse consommation d’énergie.
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