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Michel Berkowicz
 

Isolation naturelle : une solution en plein essor - 07/11/2009

Le verre cellulaire

D’origine recyclée (idéalement) ou naturelle (sable siliceux, feldspath…), le verre cellulaire est fabriqué par cuisson à 1000 °C. À la matière fondue est ajoutée, après broyage, du carbone en très faible quantité (0,15 %) qui provoque un dégagement interne de CO2.


Source Smidom de Thoissey

Au refroidissement, ce gaz inerte se retrouve enfermé dans des millions de micro-cellules, ce qui donne un matériau « moussé » aux propriétés isolantes et dimensionnellement stable. Ses performances thermiques sont très bonnes ( = 0,035 à 0,048) et son imperméabilité absolue ( = 0), pour une masse  de 110 à 130 kg/m3. On le trouve sous diverses formes, répondant à la plupart des besoins de la construction : bardages, blocs de maçonnerie, coquilles d’isolation, plaques rigides pour murs, parois enterrées, toitures, etc.

Fig. 27
Source Foamglas

Bloc moussé après refroidissement. Source Foamglas

Autres atouts du verre cellulaire, sa neutralité d’un point de vue sanitaire et sa réaction au feu.  Nu, il est totalement incombustible (M0). Surfacé d’un voile d’aluminium ou de verre, il est classé non inflammable (M1). Au chapitre des inconvénients, citons son coût élevé (35 à 45 €/m2, d’après l’AGEDEN) et le plus mauvais bilan énergétique de tous les isolants naturels.


Bloc de verre cellulaire servant à créer une barrière étanche entre sol et 
parois maçonnées. Source Foamglas

Plaques en verre alumino-silicaté de 450 ou 600 x 600 mm, pour murs ou toitures selon modèle, disponibles en plusieurs épaisseurs de 50 à 180 mm.
Source Foamglas

Coquilles, coudes et douelles destinés  à l’isolation des tuyauteries et équipements véhiculant des fluides à basses ou hautes températures. Source Foamglas