Une barrière étanche stoppe les remontées d’humidité mais ne protège pas les parois enterrées. Là où l’eau est en excès, on pallie le problème en la repoussant des soubassements. Il existe pour cela différents systèmes qui imposent tous de creuser une tranchée jusqu’à la semelle des fondations.

L’imperméabilisation des parois enterrées fait partie des règles de conception définies par le DTU 20.1. Elle ne supprime pas les remontées capillaires mais les atténue de façon importante. Cette protection est plus ou moins durable selon les produits ou matériaux employés. Elle peut s’altérer à cause d’un tassement de terrain ou de fissures structurelles. La mise au jour des fondations permet d’évaluer leur état et de traiter comme il convient.
Les techniques en usage s’adaptent aussi bien aux maisons anciennes que modernes. Le choix du système et son niveau de performance se déterminent en fonction :
Imperméabilisation des fondations sur terrain perméable
Les sols sableux, rocheux, graveleux… ne retiennent pas les eaux souterraines ou de ruissellement (pluviales). Celles-ci s’écoulent naturellement et leur action sur les soubassements s’exerce sans pression. Lorsque la maison comporte un sous-sol non habitable (cave, garage enterré ou semi-enterré), on se contente en général de recouvrir les fondations avec un produit imperméabilisant : émulsion bitumeuse sur les parois lisses (déjà enduites), mortier bâtard ou enduit hydrofuge sur les maçonneries irrégulières en brique, parpaing, pierre… Si les fondations côtoient des locaux enterrés habités, il est préconisé de poser une membrane bitumeuse autoadhésive (en lés) après application d’un primaire spécifique.

Sur terrain en pente ou rétenteur d’eau
Une maison située à flanc de colline ou en contrebas d’un terrain pentu subit les effets des eaux de ruissellement issues des précipitations atmosphériques : pluie, neige, grêle. Ces eaux s’infiltrent dans le sol et stagnent au pied des fondations en provoquant des remontées capillaires. Si le terrain est suffisamment drainant, une solution courante consiste à poser (après application de primaire) une membrane bitumeuse thermofusible.

Lorsque les eaux de ruissellement s’accumulent contre les parois enterrées, pour cause de terrain imperméable ou peu perméable (argileux, limoneux), un drainage périphérique est nécessaire. On le combine souvent avec un revêtement structuré : plaques ondulées en fibres-ciment bitumées, nappe PEHD à excroissances (alvéolaire)… Fixés à l’aide de clous ou de vis inoxydables, ces matériaux protègent le produit d’imperméabilisation en formant une paroi drainante. Des profils d’étanchéité sont prévus pour les recouvrir dans le haut. Vissés dans la maçonnerie et jointoyés au mastic silicone, ils servent à empêcher les infiltrations d’eau et de terre.

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