L'exploitation forestière pose plusieurs questions, comme celle de sa durabilité. Quelle est la part du territoire forestier en France et que pourrait-on en tirer sur le plan énergétique ?

Surface de la forêt et exploitation forestière en France
La forêt couvre environ 16 millions d’hectares, soit près de 30 % du territoire national. Les trois quarts du parc forestier, très morcelés, appartiennent à des propriétaires privés. Le quart restant, partagé entre forêts domaniales et publiques, est géré par l’ONF.
Notre surface boisée place le pays au troisième rang européen, derrière la Suède et la Finlande (source EurObserv’Er). Sur les 136 essences recensées, les feuillus sont majoritaires à hauteur de 85 %. Contredisant une idée répandue, l’exploitation forestière n’entraîne pas de déboisement. Au contraire, elle favorise l’entretien et le développement des massifs forestiers, qui progressent au rythme moyen de 40.000 hectares l’an.
L’accroissement forestier n’est cependant utilisé qu’à 60 % de son potentiel. In fine, une part significative de la ressource mobilisable se perd chaque année. Raison souvent invoquée : l’atomisation de l’offre. Elle serait due au morcellement du parc privé et à un « manque d’implication » des propriétaires dans la gestion de leur forêt. Confirmation par les chiffres pour l’année 2010 :
Il faudra presque doubler ces résultats pour atteindre l’objectif européen, inscrit dans la loi Grenelle 1, de 23 % de renouvelable dans la consommation énergétique finale à l’horizon 2020.

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