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Jean Guillemot
 

De Pékin à Lhassa, une aventure exceptionnelle - 01/03/2006

Le trajet que nous allons réalisé suit les traces d'Evariste Huc et Joseph Gabet ; la difficulté majeure a été de reconstituer au plus proche leur parcours. Evariste Huc a su tirer partie des informations contenues sur la carte Andriveau goujon (carte très précise pour l'époque) avec la méticulosité d'un géographe. Même si des inexactitudes sont présentes on lui pardonnera ces quelques erreurs, le GPS n'existait pas encore !


Portrait d'Evariste Huc déguisé en Mandchou, avec l'aimable autorisation de Jacqueline Thevenet

Cependant, les frontières en 1846 n'étaient pas celles d'aujourd'hui, et la majeure partie du trajet se situait, à l'époque, en Mongolie (actuelle région autonome de la Mongolie intérieure en Chine) et au Tibet (actuelle région autonome du Tibet en Chine). La plupart des noms de lieux-dits, si ils existent encore aujourd'hui, portent actuellement des noms différents. Il n'a pas était aisé de retrouver les correspondances avec les noms chinois actuels.

Grâce à la collaboration de Mme Thevenet, historienne spécialiste d'Evariste Huc et de la Mongolie (elle a notamment écrit ; « Un lama du ciel d'Occident. Evariste Huc (1813-1860), par Jacqueline Thevenet, aux éditions Payot (Petite bibliothèque) ») et de Mme Joëlle Désiré-Marchand Docteur en géographie, géographe, cartographe, auteur de deux ouvrages et de nombreux articles sur Alexandra David-Neel (elle a réalisé la première cartographie complète des voyages de l'exploratrice), nous avons pu retrouver les noms et les lieux des principales villes traversés par Evariste (voir la carte du trajet reconstitué)

La reconstitution du trajet, in situ, n'en demeure pas moins un véritable jeu de piste.

Exemple de lieu dit :
Ville Bleu Koukou hote (ancien nom mongol) -> Hohhot (nom chinois actuel)