Le rejet de la notion de « races inférieures », à partir des années 1940, s’est nourri de la révélation des crimes du nazisme, accompagné par la décolonisation et l’accession à l’indépendance des peuples jusque là assujettis.

Il s’est aussi appuyé sur l’impossibilité de prouver des différences d’ordre génétique entre groupes de population en ce qui concerne les aptitudes et les performances.

Enfin les preuves de plus en plus convaincantes d’une origine unique de l’homme moderne, en Afrique il y a 150 000 ans environ, et du peuplement de la terre par des migrations successives débutant il y a seulement 60 à 70 000 ans ont porté un coup fatal à l’idée de races dont l’inégalité serait « logique, expliquée, permanente et indélébile », pour reprendre une expression de Gobineau.