Toute la physionomie d'une rivière est révélatrice de son état de santé. La difficulté survient quand il faut repérer les organismes les plus significatifs d'un état donné. Le Cemagref travaille depuis de nombreuses années dans la recherche bio-indicateurs qui permettraient de poser un véritable diagnostic de pollution. Insectes aquatiques et petits invertébrés seraient de bons candidats…

Photo : Trichoptère : un sericostomatidae
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La loi sur l'eau de 1992 impose de maintenir et d'améliorer la qualité écologique des eaux de surface. La première étape consiste à mesurer cette qualité, notamment par le recensement des espèces vivant dans un cours d'eau et par la connaissance de leur fonction dans l'écosystème Or les méthodes conventionnelles de bio-indication, basées sur les invertébrés (insectes, crustacés, mollusques, vers...) couramment utilisées dans ce but, ne tiennent pas compte du rôle qu'ils jouent. Elles ne permettent donc pas toujours de poser un véritable diagnostic de pollution.

Photo : larve d'un éphéméroptère posée sur un fond sableux, l'individu en est au stade de prénymphe ; il se nourrit d'algues et de débris organiques, les petites dents sur l'abdomen lui servent à s'accrocher dans la végétation aquatique
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Il s'agit donc de trouver un système d'évaluation de la qualité écologique de l'eau, qui tienne compte à la fois des organismes en place et de leurs caractéristiques, telles que la forme du corps, le nombre de cycles reproducteurs, le mode d'alimentation ou de respiration.
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