Chaque civilisation a vu son développement basé sur la culture intensive de plantes particulières. Or, ces plantes sont plus particulièrement adaptées au climat où elles ont été domestiquées : cette contrainte du climat se retrouve donc dans l’aire de répartition des premières civilisations.

Agriculture et types de climat
Passons en revue les différents types de climat concernés.
Une première conclusion peut être faite à partir de ces constats : la diversité des climats ayant permis l’émergence des premières civilisations surprend au regard de leur importance pour le secteur agricole. Celles-ci occupèrent presque toutes les niches environnementales, depuis les régions froides et sèches jusqu’aux régions chaudes et humides.
À l’inverse, deux régions au climat apparemment similaire ont pu conduire à des évolutions radicalement différentes : ainsi la basse vallée du Mississipi et celle du Rio de la Plata en Amérique n’ont pas connu l’essor de la plaine du Gange en Inde, malgré les analogies climatiques (climat subtropical chaud et humide). De même, les rives du fleuve Orange en Afrique du Sud, et celles du fleuve Murray en Australie, n’ont pas connu le même développement que le Nil, le Tigre, l’Euphrate et l’Indus, bien qu’ils irriguent aussi des régions désertiques. Quant à la plaine du Danube, climatiquement comparable à celle du Fleuve Jaune (berceau de la Chine), elle n’a permis l’essor d’aucune civilisation antique.
Ainsi, dans cette première vision superficielle des choses, le rôle du climat dans l’essor des premières civilisations semble être quasi-nul…
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