Loin d'être en concurrence, les moteurs solides et liquides sont plutôt complémentaires. Les premiers sont utilisés au décollage et pendant les premières secondes de vol, quand l'attraction terrestre se fait forte, tandis que les seconds, à poussée variable et réallumables, garantissent la manoeuvrabilité et la poussée nécessaire au bon placement en orbite et au parfait largage de la charge utile (sonde ou satellite) dans l'espace.
Les autres types de moteurs (ioniques, nucléothermiques…), par leur coût et la faiblesse de leur poussée, ne sont pas encore adaptés aux vols commerciaux. Ils ne sont encore utilisés que pour des missions d'exploration ou des sondes envoyées vers des astres lointains, dans les domaines où, massivement subventionnées par les gouvernements, les industries sont moins regardantes sur les coûts.
On verra donc encore longtemps décoller des fusées à ergols à Kourou, Cap Canaveral et Baïkonour. Mais qui se lasse du grondement des boosters au décollage, de la vibration du sol perceptible à des kilomètres à la ronde, et de cette fusée, majestueuse, qui se drape d'un manteau de fumée avant de s'élever dans les airs ?
Actualités |
Glossaire |
Fonds d'écran |
Livres |