Le racisme est une théorie d'après laquelle, il existerait des races humaines qui présenteraient des différences biologiques justifiant des rapports de domination, d'exclusion ou de discrimination et des comportements de rejet ou d'agression.

Anthropométire, aujourd'hui péjorative
Le racisme est le fait de croire en la supériorité d'un groupe humain, défini comme « La Race », qui serait supérieur aux autres groupes et de là, peut les mépriser, les haïr puis faire de la discrimination. Le mot racisme est entré dans le Petit Larousse en 1930.
Dans le langage courant, le terme racisme se rapporte souvent à la xénophobie qui n'en est que la manifestation la plus évidente, mais la xénophobie peut aussi être due à une attitude très protectionniste pas forcément animée par le racisme mais par des facteurs économiques par exemple. Je ne considérerais pas ces deux termes comme synonymes en tous les cas.

Toutes les couleurs
De tout temps, pour l'homme, les autres – donc différents – étaient incompréhensibles, dangereux, et il fallait les éliminer sous peine de perdre sa propre identité mais les anciens ne méprisaient pas les autres même si c'était l'ennemi, même s'il fallait l'éliminer au prix des pires massacres…, au contraire, il ne fallait pas sous-estimer l'ennemi.
Il faut remettre les choses à leur place, dans leur contexte, avec quelques exemples :
- Les Grecs et le mot barbare. Le mot vient du grec et signifie qui ne parle pas le grec (mot-onomatopée). Les grecs commerçaient allègrement avec les barbares Thraces ou autres. Les latins l'ont utilisé dans une acception différente : sauvage au sens de vie sauvage. On imagine leur stupeur devant ces grands blonds chevelus et guerroyant torse nu qu'étaient les peuples du nord, mais ils les respectaient profondément et en bons stratèges leur offrirent nombre de postes importants aux commandes des régions, ce qui a eu pour effet de romaniser ces sauvages. Notre mot barbare vient du latin, mais, en latin du peuple, barbare est devenu brabus et ensuite brave ! Mais oui et barbaresque vient de l'italien et fut appliqué aux populations musulmanes des pays méditerranéen. Pas de racisme là-dedans. (tiré de Jacqueline Picoche, dictionnaire étymologique)
- Les Croisades. Là non plus aucun racisme malgré tous les massacres de part et d'autre. Les Chrétiens n'ont pas supporté que Jérusalem soit sous domination des infidèles et par la même occasion, leur est venue l'idée d'aller créer quelques comptoirs commerciaux. Je schématise bien sûr, je veux juste souligner que dans aucun texte de l'époque des croisades il n'y a de mépris pour les Ottomans, au contraire, beaucoup de crainte et de peur à l'égard de ces gens raffinés mais cruels, ce qui n'a pas empêché les pires actions, on est d'accord !
- Les grandes découvertes de l'Afrique et de l'Amérique ont débouché sur des quantités d'études anthropologiques faites de bonne foi, j'en suis sûre, par des savants curieux de toutes ces nouveautés, y compris de ces hommes étranges qui furent ramenés en France ou en Espagne pour qu'on puisse les voir et je ne pense pas qu'il y eut quelque mépris que ce soit dans ces comportements, seulement une grande curiosité parfois malhabile.

Mais le besoin de l'homme de classer est immense et insatiable et va déboucher sur le racisme, tant il est vrai que, dans l'esprit humain, « classification » correspond à « échelle de valeurs » et que la dérive est difficile à éviter d'autant qu'elle sert les intérêts de quelques-uns

Européenne

Mexicains

Rajasthan
Mais, Blumenbach établit une hiérarchie, nous y voilà, et place la variété caucasienne à l'origine des autres car c'est le peuple le plus beau. Les autres variétés ne sont qu'une dégénérescence par rapport à cette population originelle (dégénérescence est employé dans le sens "écart par rapport à"). Il indique toutefois que toutes les variétés d'hommes correspondent à une seule et même espèce : il défend donc le principe d'unité de l'espèce humaine.
Aujourd'hui encore, même dans nos civilisations occidentales, le racisme continue.
Des races humaines ?
Toutes ces tentatives de classification vont marquer les époques et notre façon de voir le monde. Nous en héritons et elles font partie de notre histoire. La science, la génétique nous prouvent que l'Homo sapiens est une espèce à part entière, sans sous-catégories... et nous ne pouvons pas faire de classification sur des critères aussi subjectifs que la couleur de la peau, la géographie, la culture ou la beauté d'un individu. La notion de race n'existe pas en biologie : deux races (notion cynophile) de chiens peuvent se croiser, mais il n'y a pas deux races d'hommes.
Aucune population humaine ne possède exclusivement des gènes propres, tout est mélangé plusieurs fois et depuis longtemps. Les différences anatomiques que l'on perçoit ne sont que l'expression plus ou moins forte de gènes communs. Cette mixité génétique dans l'espèce humaine est tellement forte (invasions) que si vous avez besoin d'un don d'organe (un rein par exemple) vous avez autant de chance de trouver un donneur compatible dans votre voisinage qu'au Sénégal ou en Inde par exemple.
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