Yak sauvage (Pzrewalski 1883) - Bos grunniens mutus
Statut de conservation UICN : VU vulnérable
Description du yak
Bien qu’il soit assez semblable au yak domestique, le yak sauvage s’en distingue par le fait qu’il soit plus grand. Ses cornes sombres sont plus longues. La fourrure est formée de deux couches. Les poils sont courts et raides sur l’échine et présentent une tache blanche sur le museau. La toison externe est longue et semble former une jupe autour de l’animal. La sous-couche se compose d’une bourre dense et laineuse destinée à le protéger du froid, que l’animal perd en été. S’il a mauvaise vue, l’odorat et l’ouïe du yak sont très développés.

Habitat du yak
Le yak sauvage, ancêtre du yak domestique, ne vit qu’au Tibet. Alors qu’on le trouvait sur l’ensemble du territoire avant l’invasion chinoise de 1949, on ne le trouve plus que sur les montagnes du Kunlun, de Thangla et de Nyenchen Thangla ainsi qu’au Chang Tang entre 4.700 et 6.700 mètres.
Comportement du yak
L’animal se déplace en troupeaux composés de vingt ou trente têtes, mais il arrive que les groupes atteignent deux cents individus. En été, les troupeaux ne sont formés que de vaches et de bouvillons. Durant la saison chaude, l’animal erre à la limite des neiges éternelles et redescend vers des terres plus clémentes lorsque la mauvaise saison approche. Les mâles se joignent aux groupes à la période de reproduction et en hiver. À cette occasion, en cas de danger, ils défendent le troupeau en se positionnant en cercle autour des femelles et des petits. Grâce à sa double toison, mais également à la substance huileuse et antigel que sécrète sa peau, le yak est capable de supporter des températures inférieures à 40°.

Reproduction du yak
La femelle ne met bas qu’un seul petit tous les deux ans. La gestation est généralement de neuf mois. Les jeunes atteignent la maturité sexuelle au bout de six ou huit ans.
Régime alimentaire du yak
Le yak sauvage est herbivore et se nourrit d’herbes et de plantes diverses, ainsi que de lichens. Pour chercher sa subsistance, il parcourt des distances considérables le matin ou avant l’obscurité. Il a besoin de boire fréquemment et mange de la neige en hiver.
Menaces sur le yak
Chassé pour sa viande, le yak sauvage est quasiment exterminé. L’espèce, dont il ne subsiste que près de 15.000 individus, est menacée et classée vulnérable par l’UICN. Le plateau du Chang Tang est riche et fragile à la fois. Il est le refuge de centaines d’espèces animales dont de nombreuses très rares et en voie de disparition. Il reste juste à espérer que les ressources du sous-sol (pétrole et gaz principalement) n’attirent pas les convoitises.

Le saviez-vous ?
Le yak domestique (Bos grunniens grunniens) est plus petit que son cousin sauvage. Il est utilisé comme bête de somme mais procure également tout le nécessaire vital aux peuples de la chaîne himalayenne. Il sert également de monture et fournit la laine pour confectionner des vêtements, du feutre et des cordes, du cuir, de la viande et du lait, et ses bouses séchées sont utilisées comme combustible. Croisé avec une vache, l’hybride est nommé « dzo » et sert d’animal de bât et pour les travaux de labour.
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