
Également appelée lampyre ou ver luisant, la luciole appartient à la famille des coléoptères dont il existe 2.000 espèces, qui produisent presque toutes une luminosité allant du jaune au vert. C’est un prédateur de la strate herbacée et buissonnante qui limite la pullulation des limaces et des escargots.
Les larves, appelées vers luisants à cause de leur caractéristique luminescente, chassent larves, vers et limaçons sous le tapis de feuilles mortes, qu’elles consomment après les avoir paralysés à l’aide d’un venin. Le plus connu sous nos latitudes est le lampyre que l’on nomme plus communément ver luisant (Lampyris noctiluca Linnaeus 1767)
Description du ver luisant
Malgré son nom, le ver luisant n’est pas un ver, c’est un insecte coléoptère. Il tient son nom au fait que la femelle, sous sa forme adulte, conserve un aspect de larve et se reproduit en conservant des caractéristiques juvéniles. Cette particularité est nommée néoténie ou pédogénèse. Incapable de voler, la femelle présente un corps brunâtre, mou, segmenté et aplati.

La bioluminescence qui est émise autant par les femelles que les mâles, que par les jeunes et même par les œufs, est due à une forte concentration de luciférine dans les cellules. Lorsque la luciférine est mélangée à l'oxygène, il se produit une luminosité verdâtre qui, chez les femelles, est destinée à attirer les mâles qui sont plus mobiles puisqu'ils peuvent voler. Chaque espèce possède sa luminescence et son rythme de clignotement propres.

La luciole est sensible à la pollution lumineuse, mais elle est également victime des pesticides et du gyrobroyage qui est la méthode de fauche la plus destructrice des biotopes que l'Homme ait pu inventer. Une présence importante de lucioles semble être un indicateur fiable de la bonne santé de l'environnement nocturne.
Le saviez-vous ?
Les peuplades primitives des forêts tropicales qui se déplacent la nuit sur les rivières, se servent des lucioles pour s'orienter. En effet, les rassemblements de coléoptères sont tels sur certains arbres bordant les cours d'eau, qu'ils servent de repères, de phares en quelque sorte, lorsque les insectes clignotent de concert.
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