Le noma est une forme de gangrène, c’est-à-dire une nécrose des tissus, qui se manifeste au niveau de la bouche et des tissus du visage. Étymologiquement, noma veut dire « dévorer » et crée donc des trous béants dans les joues des patients. Les principales victimes sont des enfants en âge préscolaire, victimes d’un manque d’hygiène et de malnutrition. C’est une maladie des pays les plus pauvres. Elle concernerait 500.000 nouveaux cas chaque année, principalement en Afrique subsaharienne. Sans traitement, 80 % des personnes infectées succombent à la maladie.
Origines du noma
Des conditions d’hygiène déplorables ainsi qu’une malnutrition conséquente font partie des facteurs indispensables au développement du noma chez l’enfant. L'origine précise du mécanisme est encore partiellement incomprise. Des bactéries, des virus, éventuellement conjugués à un déficit du système immunitaire (dû à la dénutrition ou à des maladies immunodépressives comme le Sida) seraient responsables de la nécrose des tissus, c’est-à-dire la mort des cellules. Le noma part des gencives, avant de s’attaquer au reste de la bouche et aux joues.
Traitements du noma
Il existe plusieurs traitements à suivre en cas de développement du noma :
Il faut rester prudent au moment de la cicatrisation des plaies lorsque l’infection recule. Les mouvements de la bouche pourraient retarder le processus et entraîner de fortes douleurs. Une opération chirurgicale de la face est possible même si imparfaite, mais n’est pas couramment pratiquée du fait de l’état de pauvreté des personnes victimes du noma.

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