1 - La lutte biologique

Figure 8 : Pulvérisation de produit à base de BtK
Les traitements insecticides microbiologiques à base de Bacillus thurigiensis kurstaki (BtK) sont les plus employés contre la processionnaire du pin. La cible est la chenille qui ingère le produit présent à la surface des feuilles, ce qui provoque sa mort. L'application du produit se fait généralement par traitement aérien au cours des premiers stades larvaires (figure 8). Ce traitement est respectueux de l'environnement puisqu'il ne persiste que très peu après application et il a une spécificité d'action (Lépidoptères).

Pièges à phéromones
La pityolure, phéromone sexuelle émise par la femelle, peut être recrée
artificiellement. Cette phéromone de synthèse est utilisée par diffusion à l'intérieur de pièges pour un piégeage massif des mâles ou un suivi de population, « le monitoring ». Elle peut aussi être employée, sans piège, pour la confusion sexuelle.
A lire : http://www.agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/pheromonepp_2005.pdf

Piège delta à glu

Figure 9 : Nid attaqué par les mésanges
Les mésanges sont des oiseaux sédentaires qui se nourrissent
d'insectes dont la processionnaire du pin (figure 9). L'utilisation de
cette interaction comme moyen de lutte se fait en facilitant
l'implantation des mésanges par des nichoirs.
2 - La lutte mécanique ou échenillage biologique
Cette technique est utilisée sur de petites surfaces dans les parcs et jardins. Elle consiste à prélever les pontes, les pré-nids et les nids d'hiver à l'aide d'un sécateur ou d'un échenilloir (sécateur au bout d'un mât). Le tir au fusil est parfois utilisé. Les nids prélevés sont incinérés.
3 - La lutte sylvicole
Des espèces d'arbres non sensibles à la processionnaire peuvent être plantées. La diversité des essences forestières réduit généralement la colonisation par la processionnaire du pin.
4 - La disparition de la lutte chimique
Elle se limite de nos jours à des opérations de faible ampleur ou de rattrapage. L'insecticide alors utilisé, est le Diflubenzuron (régulateur de croissance, il perturbe le développement larvaire).