Dans son article, « Le problème théologico-scientifique et la responsabilité de la science » [21], Jean-Pierre Dupuy nous invite à réfléchir sur l’implication du scientifique sur sa recherche et ses développements. Parlant des Nanosciences, il conclut par cette phrase : le mieux que l'on puisse espérer est d'accompagner, à la même vitesse que leur développement et, si possible, en l'anticipant, la marche en avant des nanotechnologies, par des études d'impact et un suivi permanent.

Il est en effet crucial que face à cette « Révolution » des Nanosciences, poussant la matière dans ses derniers retranchements, les scientifiques et les décideurs poursuivent leurs travaux dans le respect de la personne et de l’Humanité [22]. Pour ce faire, il existe des formations à l’éthique des sciences, notamment proposées par le Département de recherche en éthique de l’Université Paris-Sud 11 [23], afin que comme le dit Emmanuel Hirsch, on « ne considère pas que l’Esprit de Recherche exonère l’Homme de responsabilités personnelles autres que la dévotion proclamée à la liberté humaine ». De tout temps, et particulièrement dans le domaine de la santé, l’Homme s’est appliqué à créer des codes de déontologie de façon à travailler dans cet esprit de respect de l’Homme et de l’Humanité : il devra en être de même dans le secteur des Nanosciences où déjà les nanotechnologies rejoignent la biologie et donc l’essence même de l’Etre humain. Les pouvoirs publics l’ont bien compris, qui multiplient les initiatives dans ce sens, comme l’Union Européenne, qui propose des cours d’Ethique des Nanosciences [24]
[22] http://www.espace-ethique.org
[23] http://www.ccne-ethique.fr/francais/start.htm
[24] NanoBio-Raise : Public Communication & Applied Ethics of Nanotechnology, Oxford, 23-28 september 2007 à http://nanobio-raise.org/