Depuis son introduction en 1984, plus de 1 0 000 hectares sont concernés par Caulerpa taxifolia et sur plus de 100 zones répertoriées dans 6 pays (France, Monaco, Italie, Croatie, Tunisie, Espagne) représentant plus de 1 00 km de côtes.

Elle s'étend du bord jusqu'à des profondeurs de 1 00 m dans certains endroits !
Depuis juin 2000, les Etats Unis sont concernés car l'algue vient d'être trouvée à San Diego et Los Angelès alors qu'elle était inconnue de toutes les côtes du Pacifique des Amériques.
Se présentant comme une moquette végétale, son extension se poursuit d'année en année inexorablement. Elle entre en concurrence avec la plupart des autres algues et pénètre les herbiers de Posidonies et de Cymodocées. La faune subit également de profonds changements, en particulier celle fixée (gorgones, éponges, coraux ou peu mobile (oursins). Peu ou pas mangée par les poissons et les invertébrés (car elle contient des substances toxiques) cette nouvelle végétation dominante ne constitue pas une nourriture de remplacement ce qui aggrave son impact écologique.
Dans les zones les plus anciennes, on observe une diminution de l'abondance de certains poissons (observatoire sur l'expansion de la Caulerpa taxifolia en Méditerranée).
Des répercussions sur l'économie et les activités humaines sont ponctuellement et de plus en plus constatées ; certains clubs de plongée, sur les endroits les plus atteints sont obligés de changer de site car il y a de moins en moins de biodiversité à observer.
La Côte d'Azur étant un centre mondial pour le tourisme balnéaire, cela peut avoir un impact non négligeable à très brève échéance.
Ce sont les pêcheurs professionnels qui sont les plus handicapés, par mer agitée, les filets se remplissent de Caulerpa empêchant toute prise de poissons, sans parler du nettoyage des filets. Certains pêcheurs demandent même des subventions pour palier au manque à gagner ou pour doubler les filets!