Que l'intensification apparente des efflorescences d'algues nocives dans le monde soit une réalité ou non, c'est une question à laquelle nous ne pourrons probablement pas répondre de façon décisive à court terme. Il est certain que notre désir d'utiliser plus massivement les eaux littorales aux fins de l'aquaculture nous incite à nous intéresser de plus près aux espèces d'algues toxiques. Les chercheurs observent aujourd'hui que les efflorescences d'algues nuisibles ont un impact sur la santé publique et sur l'économie, qui s'apparente à celui d'une véritable « épidémie » mondiale et qu'il est temps de réagir. Dans les pays qui jouissent d'une aquaculture épargnée par la maladie et la pollution, tout doit être fait pour isoler les zones d'aquaculture délicate par rapport à l'introduction non intentionnelle d'espèces d'algues exogènes. Aucune ferme d'aquaculture industrielle ne peut d'ailleurs se passer de vérifier qu'il ne pénètre pas un nombre accru d'espèces d'algues nuisibles dans l'eau et de toxines d'algues dans ses produits.

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Le plus important, c'est que les personnes chargées de fixer les quotas autorisés de polluants dans les eaux côtières ou de superviser les travaux agricoles et de déboisement devraient être informées du fait qu'en laissant les polluants chimiques s'infiltrer dans l'environnement, on risque d'accroître les risques d'efflorescences d'algues nuisibles.

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Enfin, les études portant sur El Niño, l'effet de serre, la disparition de l'ozone, etc... devraient prendre en compte l'impact potentiel du changement climatique sur les épisodes d'efflorescences d'algues. On a lancé plusieurs nouveaux programmes internationaux pour étudier et gérer ce phénomène et ses rapports avec les changements de l'environnement, et ce, dans une perspective mondiale. C'est précisément ce que fait le programme sur les efflorescences d'algues nuisibles de la COI de l'UNESCO.
Pour en savoir plus :
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http://www.ifremer.fr/envlit/pdf/rephypdf/guide_psp_2006.pdf