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26 07 2008

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Les novae et l'immuabilité du ciel - 02/09/2007

Comment se fait-il que les novae soient si peu nombreuses ? Est-ce un phénomène si rare ? Pas tellement. D’après certaines estimations, rien que pour notre galaxie, on devrait en voir au moins trois chaque année. Or, il n’en est rien, surtout à l’œil nu, ce qui était le cas des observations dans la période qui nous intéresse. Outre que le phénomène peut être caché par l’éclat d’une étoile plus brillante ou par les nuages de poussière qui parsèment l’espace sidéral, il doit avoir une intensité suffisante pour être remarqué. En plus de cela, compte tenu du mauvais temps, le phénomène doit durer assez longtemps pour permettre à la multiplication des observations. Ajoutons enfin qu’une partie seulement de ces événements est potentiellement apparente en Europe, certaines constellations n’étant visibles que dans l’hémisphère sud.

Malgré toutes ces limitations, peut-on admettre que, pendant des siècles, aucune conjonction favorable ne se soit produite pour les Européens ?

Impossible, plus particulièrement pour la nova de 1006 qui atteignit un éclat exceptionnel. D’ailleurs, en dépit de sa localisation très méridionale, elle n’avait pas échappé à la surveillance des astronomes Chinois, Japonais et Arabes. Il est en outre étonnant qu’elle n’ait pas été regardée avec effroi car elle survenait tout près de l’an Mil. Comment donc justifier cet aveuglement ? Une seule explication, le refus des Européens de la voir : cette nova qui se manifesta pendant trois ans était parfaitement visible d’Italie, d’Espagne et de Provence. Il semblerait toutefois que deux monastères aient consigné dans leurs chroniques une « étoile brillante ». Sans plus.

Sommaire
  1. Les novae et l’immuabilité du ciel
  2. Les « novae historiques »
  3. Les Novae et la mentalité occidentale jusqu’à la Renaissance
  4. Une nova inconnue ?
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