On savait depuis 1983, avec les observations du satellite IRAS, qu'une grande majorité des étoiles jeunes sont entourées d'un disque contenant gaz et particules solides. On retrouvait là les hypothèses émises par Kant et Laplace à la fin du 19ième siècle pour expliquer la formation du Système Solaire.

Figure 2 : Le disque de β pictoris observé par Smith & Terrile (1984) après la découverte d'IRAS.
On eut alors rapidement la conviction que ces disques étaient composés des résidus de la formation de l'étoile et qu'à l'intérieur de ces disques pouvaient se dérouler les mécanismes produisant les planètes.
Le Soleil étant une étoile standard, (et la physique la même partout dans l'univers) on en déduisit rapidement que la formation planétaire était un processus fréquent dans notre galaxie, qui avait toutes les chances de se produire autour d'autres étoiles que le Soleil. La formation planétaire devenait alors une étape normale dans la vie des étoiles : la « planétogenèse », dont le résultat peut être un système planétaire complet, comme le Système Solaire, ou un système avorté.
Devant l'incomplétude du scénario standard des années 80, notamment pour décrire la formation des planétésimaux et des planètes géantes, trouver d'autres systèmes planétaires devenait donc un moyen de tester les modèles avec de nouvelles contraintes et de parvenir à vraiment faire évoluer nos idées sur la manière dont les planètes se forment.
C'est dans ce contexte, un an avant la découverte de 51 Peg-b, que l'expérience CoRoT a été proposée au CNES avec pour but de découvrir les premières exoplanètes de type telluriques et de mieux contraindre les modèles de formation planétaires.