Elle aurait pu s'en tenir là. Après avoir lancé toutes les cabines Mercury, Atlas fut remplacée pour les missions de vols habités par la Titan, elle aussi dérivée d'un modèle militaire, puis par la célèbre famille des Saturne exclusivement civiles. Mais alors que ces lanceurs de nouvelle génération étaient justifiés par un besoin de performances toujours accru, Atlas continuait son petit bonhomme de chemin…
Les premiers exemplaires mesuraient de 42 à 43,9 mètres de haut, pour un diamètre de 3,10 mètres et un poids de 163,9 à 164,3 tonnes au décollage. Sa motorisation, assez originale, comprenait un moteur central MA-5 de Rocketdyne développant 27,5 tonnes de poussée, entouré de deux moteurs MA-5 "gonflés", dits "Boosters Engines", mais de 85,5 tonnes de poussée chacun. Sur les flancs de la fusée sont installés deux petits moteurs verniers d'une poussée unitaire de 600 kg assurant contrôle de la trajectoire et stabilité.
Le deuxième étage "Centaur" mesure 9,1 mètres et renferme 13,8 tonnes d'oxygène et hydrogène liquides, et est équipé de deux moteurs Pratt & Whitney pour une poussée totale de 14,9 tonnes.

La famille Atlas actuellement en service
Document Lockheed-Martin
En 1992, aiguillonné par la concurrence du lanceur européen Ariane, General Dynamics décide de faire évoluer Atlas, qui devient ainsi Atlas 2AS. Son premier étage est alors rallongé de 2,7 mètres, et le deuxième étage Centaur d'un mètre, ce qui porte la masse de la fusée au lancement à 208 tonnes pour une hauteur de 47,5 mètres. La poussée au décollage atteint 212 tonnes par l'amélioration des moteurs MA-5, toujours utilisés. Des propulseurs d'appoint à poudre sont aussi prévus, procurant chacun une poussée supplémentaire de 44,1 tonnes.

Mise à feu et décollage d'Atlas 5 le 21 août 20